Avec l'urgence climatique, l'alimentation va être au coeur des enjeux mondiaux.
1er Promotion
L'art de vivre à la Française au service de l'ADN de Sciences Po
Aborder les questions sociétales, les enjeux environnementaux et les relations internationales à travers le prisme de l’alimentation ; voilà la clé d’entrée de la Majeure : Boire, Manger, Vivre de Sciences Po Lille.
Ce master est né en 2021 à l’initiative de Benoît Lengaigne Directeur de Sciences Po Lille de 2015 à 2019 et aujourd’hui responsable de cette dernière.
Lorsque nous l’avons découvert, cela nous a rappelé cet aphorisme de Brillat-Savarin dans Physiologie du goût : « La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent. ». Ces mots disent beaucoup, et ouvrent un champ de conscience qui nous permet de saisir à quel point l’alimentation est un socle de société comme le souligne avec ses mots Benoît Lengaigne dans son édito à la majeure : « Regardons quelques-uns de ces enjeux. Ce que l’on ingère dans nos corps pour vivre est une partie de la nature. En ce sens, l’alimentation devrait être une médecine préventive pour l’individu et pour la planète. C’est la question de l’environnement. »
À l’heure où nous prenons conscience que trop de junk food nuit à nos corps et modes de vie on le saisit d’autant mieux. Car, à bien se nourrir c’est tout un écosystème vertueux qui s’enclenche. Et si je m’intéresse à ce que je mange, je m’intéresse donc à ceux qui produisent et comment. De l’aphorisme de Brillat-Savarin à la phrase : « un esprit sain dans un corps sain » (Extraite de la Satyre X de l’Oeuvre Poétique de Juvénal 1er siècle après JC); il n’y a qu’une bouchée et une gorgée pour souligner qu’il était on ne peut plus logique qu’un tel parcours pédagogique soit délivré par un pays dont la gastronomie a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une façon de dessiner autrement les relations internationales puisque comme le rapportait l’article du Monde du 01/12/2021 : « Benoît Lengaigne en plaçant l’alimentation au cœur de sa maquette pédagogique, voulait aborder les thèmes liés aux nouvelles manières de produire, de consommer, de préserver et d’échanger les nourritures. Tout cela dans une perspective internationale. »
Un parcours riche aux débouchés variés
Concrètement cette majeure pose son cadre autour de : l’Histoire de l’agriculture et de l’alimentation, la sécurité alimentaire dans l’Union européenne, les politiques agricoles, et les stratégies des industries agroalimentaires.
Toute cette formation prépare entre autres aux métiers du tourisme liées aux productions agricoles et viticoles, des arts gastronomes, des innovations sur les produits et la distribution de l’alimentation (foodtech), mais aussi aux fonctions de management et d’expertise dans les domaines alimentaires ou vitivinicoles. »
Nouvel élément qui démontre que ce master est une véritable voix de l’autrement puisque son directeur Pierre-Henri Mahiot affirme : « Ici on propose de faire les choses sérieusement, sans se prendre au sérieux. »
Autre angle, autre façon de faire, ou comment aborder le bon sens par ce qui nous tient à cœur et au ventre.
Trois ouvrages ont également accompagné la rédaction de cet article : Brillat-Savarin, Physiologie du goût par Hervé This, SITOPIA – Comment la nourriture sauvera le monde – , de Carolyn Steel et Les agriculteurs à la reconquête du monde de Maximilien Rouer et Hubert Garaud. Vous retrouverez l’ensemble leurs références sur notre page « ressources inspirantes ».
Pour des élèves de 20 ans, c'est l'un des meilleurs moyens d'allumer leur flamme pour qu'ils aient envie de changer ou de sauver le monde à travers leur futur métier.
Responsable Majeure Boire, Manger, Vivre
Sources pour cet article
Article du Monde 01/12/2021 : « À Sciences Po Lille, un master pour apprendre à « boire, manger et vivre »
Article Courrier International 03/01/2022 : » Un master « Boire, manger, vivre » à Sciences Po pour alimenter le soft power français »
Article du Monde du 06/09/2024 : Le goût du monde gastronomie
Article Québec Science 01/04/22 : « Gastrodiplomatie : faire de la politique avec les papilles. »

