Ici, la version audio

00:00

Fairspace est un acteur engagé dans l’aménagement de bureaux durables au service des entreprises. Rencontre avec son co-fondateur, Florian Clavel, convaincu du rôle essentiel de l’économie circulaire, comme outil central, dans la transition écologique. Durant ce moment d’échanges quatre notions phares ont jalonné le récit de la belle aventure Fairspace : économie circulaire, transition, valeurs et convictions, expérimentations.

On a prouvé la rentabilité du modèle.

Économie circulaire

Réemploi, éco-conception, upcycling. Trois notions-clé qui marquent l’engagement sincère de Fairspace en faveur de l’économie circulaire. La conviction de Florian Clavel, co-fondateur de Fairspace, est née il y a quasiment cinq ans quand, à la recherche d’un emploi, il côtoie le milieu de l’entreprise et constate amèrement que l’ensemble du mobilier est neuf dans la majorité des sites. Il décide de se lancer le défi de « créer du mobilier de bureau, sur-mesure, à partir de matériaux destinés à être jeter. » A partir de matériaux upcycling, Fairspace conçoit et aménage les espaces de travail. « Nous sommes exclusivement sur des matériaux d’innovation, par exemple des morceaux de coquillage issus de déchets de restauration, des chutes de production de plastique, des films de protection de bouteille, des déchets du brassage de bière, des débris d’anciennes portes de frigo recyclées, des chutes de cuir industriel… », précise le jeune entrepreneur. Un parti-pris qui a fait ses preuves puisque l’entreprise affiche une bonne santé financière : « On prouvé la rentabilité du modèle. » Contrairement aux croyances communes, les produits de développement durable ne coûtent pas plus chers aux entreprises et peuvent être sources de profits pour ceux qui les produisent.

C’est pas parce qu’on est une boîte de l’ESS qu’on a envie que les gens soient sous-payés par rapport à leur poste équivalent dans une boîte dite classique

Transition

Décidée à aider les entreprises à faire leur transition écologique dans leur environnement de travail, l’équipe de Fairspace met ses convictions au service de cette mission d’avenir. Marqué par les discours, post-covid, sur le « monde d’après » dans la foulée du confinement, Florian Clavel décide d’agir à son niveau pour mettre en place le changement vers des solutions durables en matière d’aménagement d’espaces de travail. C’est à l’issue d’une semaine de formation organisée par make_sens qu’il fait la connaissance de Marion, fondatrice de « Fairspace aménagement ». « Nous avions la même vision, la même philosophie de vie. J’ai rejoint Marion pour fonder Fairspace, simplement en supprimant le terme d’aménagement. » L’entreprise, aujourd’hui labelisée ESUS (Entreprise solidaire d’utilité sociale), entend allier le beau à l’utile en réconciliant design et conscience écologique. « A l’heure du télétravail, le bureau est devenu un lieu de vie où la notion de convivialité a du sens. » Les salariés ont à cœur aujourd’hui de retrouver, au sein de leur entreprise où ils reviennent ponctuellement, un environnement proche de leur espace de travail aménagé à leur domicile. « Le bureau est un levier de performance, l’idée est d’y créer du lien, de susciter un sentiment d’appartenance », confirme Florian.

Valeurs et convictions

Pragmatique, l’équipe de Fairspace a développé pour les entreprises un diagnostic, sous la forme d’un questionnaire, destiné à mesurer l’état de santé des collaborateurs et leur perception sur leur environnement de travail. Le but est d’opérer une adéquation entre les méthodes professionnelles, les pratiques managériales et l’environnement de travail. « Le bureau, c’est la personnification de l’entreprise, la représentation physique de ce que l’entreprise véhicule comme valeurs et convictions. » La culture d’entreprise et le bien-être au travail deviennent ainsi des alliées au service d’un aménagement d’espaces professionnels adaptés et confortables.  « Il s’agit d’être transparent avec les responsables d’entreprises, de ne pas leur vendre du rêve. » Aligné sur ses objectifs, Florian Clavel a par ailleurs décidé récemment de recruter un nouveau collaborateur au profil financier. Grâce au programme On Purpose, il a réussi à attirer un ancien contrôleur de gestion de Bouygues doté d’une appétence certaine pour l’économie circulaire.

Notre idée avec Marion c’était de créer une entreprise dans laquelle on aurait rêvé de travailler.

Expérimentations

Au-delà de l’engagement environnemental, Fairspace tente de mettre en place de nouvelles avancées sociales au sein de sa propre organisation. La semaine de quatre jours fait partie de ces expérimentations. « La semaine de quatre jours vient d’une réflexion interne, d’une envie de l’équipe de tester la viabilité du projet », explique le co-fondateur qui se revendique avant tout comme un accompagnateur. La gouvernance partagée est un autre axe appliqué par la start-up soucieuse de répartir intelligemment les responsabilités « au bon endroit », « là où elles semblent les plus pertinentes. » L’idée est de fixer des objectifs globaux à l’équipe, puis de laisser chaque collaborateur les atteindre librement. « C’est un vrai challenge ! Certains réclament un cadre d’exécution, d’autres sont plus autonomes et s’autorisent une marge de responsabilité. Nous nous situons ici dans l’ordre du diffus et de l’implicite. »

Positive, Fairspace est claire dans ses positions : un pied dans l’économie circulaire, un autre dans la transition écologique, un troisième dans le bien-être au travail, et un dernier dans l’engagement solidaire. Rien n’est bancal, tout est stable et durable.

Notre différenciant c'est notre expertise de l'impact

Yasmina

Écrit par Yasmina

Fondatrice du projet Sésame, convaincue qu'un monde plus durable se construit à plusieurs.

Découvrez d'autres articles